Marie Sautet

Marie Sautet sur la tombe du Soldat Inconnu. Photo d’archives de la Fédération nationale des Anciens Combattants

Le Souvenir français rend hommage à Marie Sautet

Marie Sautet, née Etienne, bienfaitrice des soldats de la Grande Guerre, marraine de dizaines de régiments, puis soutien des soldats démunis et des veuves de guerre, a terminé sa vie dans un hospice pour déshérités.

Comité de Montiers-sur-Saulx

En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, le Souvenir français rend hommage à Marie Sautet née Étienne. Le comité de Montiers-sur-Saulx, dont le siège social se trouve à Villers-le-Sec et qui est présidé par Jeanne Mérat, a eu l’intention de s’associer à cet hommage par le biais d’une exposition. Mais la crise sanitaire ne l’a pas permis.

Bienfaitrice lorraine née le 15 mai 1859 à Metz, Marie Sautet participe aux soins des malades de la typhoïde, de la variole et des blessés aux côtés des Dames de Metz. En 1882, elle épouse Alfred Sautet et migre à Paris où leur boutique de maroquinerie fera leur fortune.

Au début de la Première Guerre mondiale, ils aident les soldats mobilisés et leur envoient des centaines de colis par jour en tabac, bonbons, chocolats, boîtes de conserve, livres et linge.

Marie Sautet est marraine de 40 régiments d’infanterie, bataillons de chasseurs, 8 régiments belges, batteries d’artillerie, escadrons de cavalerie, régiments de zouaves et de spahis, fusiliers marins, hôpitaux, trains de blessés et camps de prisonniers.

Pendant cinq ans, les époux dépensent plus de 6 millions de francs, envoient plus d’un million de colis et plus de 100 tonnes de tabac.

Après la signature de l’Armistice, Marie étend son aide aux soldats démunis, veuves et orphelins de guerre.

Au soir de leur vie, les époux Sautet font don à la ville de Metz des courriers, documents et objets reçus des poilus, collection conservée au Musée de la Cour d’Or à Metz.

Le couple est ruiné, et après le décès de son époux en 1935, Marie s’exile dans un hospice pour déshérités. Elle décède le 10 janvier 1937 et repose au cimetière du Père Lachaise, à Paris.

En rendant hommage à Marie Sautet, le Souvenir français souhaite souligner son formidable engagement pour la France. Une manière de mettre en avant le rôle des femmes en 14-18.

Dans sa lettre mensuelle au Souvenir français national, son président Serge Barcellini écrit

« Officialisée par les Nations Unies en 1977, cette journée [8 mars] a pour but de mettre en avant la lutte pour le droit des femmes et notamment la réduction des inégalités par rapport aux hommes ».

Coupure de presse de l’Est Républicain, Villers-le-Sec, le 07/03/2021